Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 22:04

Punch est une entreprise Belge relativement peu connue en France qui a été fondée par un ingénieur Guido Dumarey en 1983. Son titre de gloire est la reprise de l'activité de General Motors à Strasbourg spécialisée dans les boîtes de vitesse automobiles

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 15:23

Le 17 novembre 2021, l'étape de la Participation du Public par Voie Electronique (PPVE) au projet de la Maire de Paris d’aménagement du site Tour Eiffel a été close.

Ce site de renommée mondiale est classé avec les rives de la Seine au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourtant aucune consultation de l'UNESCO n'a été effectuée. L'axe Trocadéro - Tour Eiffel - École Militaire du projet croise la Seine et ses rives ; ces dernières ne sont pas prises en compte dans le projet. Quel sera l'impact des transformations prévues sur l'état des rives, leur accessibilité et leur caractère actuel ? De même, il est prévu un déplacement sans plus de précision, de la statue du Maréchal Foch qui est cependant un marqueur important de la perspective historique du Palais de Chaillot et de la place du Trocadero. 

Si par malheur, l'UNESCO décidait d'annuler le classement de l'ensemble parisien, cela aurait des conséquences négatives sur sa réputation et son attractivité, donc sur la fréquentation touristique et sur le plan économique.

 

Un coût prohibitif financé par la dette de la Ville

Le coût de l'ensemble des travaux est estimé à 107 millions €. La dette actuelle de la Ville approche les 8 milliards €, un doublement en 6 ans. Cette dépense serait parait-il, financée par les fonds propres de la Ville. Mais la Ville de Paris s'endette chaque année toujours plus avec des budgets qui manquent de sincérité car la population parisienne est en baisse entrainant un déficit des ressources financières. En fait, cette dépense sera très probablement financée par l'emprunt qui devra être remboursé par les générations futures après le départ de la municipalité actuelle. La gestion de Paris ne devrait-elle pas être mise sous tutelle comme celle de toutes les municipalités en quasi banqueroute ?

 

Un impact non étudié sur la qualité de vie de la population et la vie économique de la zone

Aucune étude n'a été faite ni sur les nuisances liées aux reports de trafic notamment routiers, ni sur les les nuisances supportées par la population qui habite ou travaille dans la zone du projet. L'accent va être mis sur le développement de la circulation cyclable qui en fait ne concerne qu'une partie de la population, soit moins de 50%, les autres étant soit trop agés ou trop jeunes, ou handicapés ou encore se déplaçant sur de grandes distances pour leur travail ou leur achats ou loisirs. En parallèle, aucune amélioration du réseau de transport en commun n'est prévue alors qu'une augmentation du flux touristique est programmée.

Aucune étude n'a été faite sur la justification économique de ces travaux et réalisations et leur impact sur l'économie, sur l'attraction de la zone pour les affaires et la vie de la population qui y habite. L'étude d'impact fournie qui ne porte que sur l'environnement n'est pas suffisante.

 

Partager cet article
Repost0
31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 13:42

Comme chacun sait, la taxe d'habitation va complètement disparaître cette année. Sauf pour les résidences secondaires. L'État a ainsi réduit les capacités de financement et de gestion des communes : bien sûr, l'absence de taxe d'habitation va être compensée par un versement supposé équivalent de Bercy vers les communes. Mais les vieux routiers des collectivités locales savent bien que ces versements ont tendance à se réduire année après année.

 

Ainsi cette mesure qu'on peut considérer comme démagogique puisqu'elle soulage les ménages d'un impôt direct, aura surtout comme effet de réduire l'indépendance des communes et leur capacité de gérer leurs investissements et leurs services. Il s'agit clairement d'une mesure où l'Etat centralise encore plus.

 

Heureusement 1130 communes (sur un total de 33 000 – autant que l'ensemble de tous les autres pays d'Europe) qui sont considérées comme zones de tension immobilière, peuvent recourir à une majoration de la taxe d'habitation pour les résidences dites intermittentes (c'est-à-dire secondaires pour le commun des mortels). Cette majoration de 60% maximum fixée par la loi a fait place à une majoration de 20%. Initialement la majoration de 20% était supposée inciter les propriétaires de ces résidences soit à les louer soit à les vendre. Selon la coutume, aucune étude d'impact n'a été faite et les financiers des collectivités et de l'Etat, ont été surpris de découvrir que le retour de cette mesure a été de 0,01%. 

 

La loi va maintenant durcir la situation avec une majoration de 60%. Ce qui dans une grande ville comme Lyon va conduire à une surcoût de 210 € en moyenne pour les propriétaires concernés. De l'aveu même de l'adjointe lyonnaise aux finances citée par Les Echos, si cette mesure n'a pas d'effet sur la libération de nouveaux logements, cela rapportera au moins 3 millions d'€ aux finances de Lyon. En effet, elle sait sans doute pertinemment que 210€ de plus par an n'aura aucune incidence sur la libération de nouveaux appartements.

 

La boucle est ainsi bouclée : cette majoration démagogique sous le contrôle de certaines municipalités (1130 sur 33000) va leur permettre d'améliorer leurs finances sans pour autant réduire la tension immobilière. Contrairement à ce qu'annoncent les maires qui majorent la taxe d'habitation des résidences intermittentes, cela ne va pas améliorer la situation du logement dans leur ville.    

 

En fait, on peut s'interroger sur la réalité du manque de logement dans les grandes villes évoqué par de nombreux acteurs. Cette question ne traite-t'elle qu'un facteur parmi d'autres qui interagissent tous dans la vie des grandes villes ? Ces autres facteurs comprennent notamment l'emplacement des entreprises, des bureaux et des usines – les sites d'emploi, les zones et centres commerciaux – les sites d'achat, les secteurs de loisir et d'événements culturels et enfin ce qui relie tous ces facteurs c'est-à dire les transports en commun et la facilité de circulation des transports individuels. Un seul concept devrait les regrouper tous : l'urbanisme.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 19:45
Dans un article récent publié dans Les Echos, le président de la SNCF vante les avantages du train sur les autres modes de mobilité, en citant le TGV et l'ICE allemand.
 
Un élément important est oublié dans cet article : ces trains hyper-rapides nécessitent la construction de lignes nouvelles ce qui entraine toujours le rachat de terres très couteux surtout en zone urbaine, des perturbations sur l'environnement notamment sur les terres agricoles et les forêts et des travaux producteurs de CO2. 
La solution italienne des trains pendulaires devrait être adoptée partout où le gain de vitesse entre TGV et pendulaire est quasi négligeable. Je pense notamment au Bordeaux-Toulouse qui risque en plus d'avoir un impact sur la qualité du Sauternes. Cette solution est à l'évidence bien plus écologique et aussi bien moins couteuse. Il en résulte que l'amortissement des investissements est bien plus limité, et au final les finances de la compagnie ferroviaire ne sont pas en permanence sous tension avec des pertes récurrentes qui sont périodiquement compensées par des contribution de l'État c'est-à-dire par le contribuable d'aujourd'hui ou celui du futur 
 
Par ailleurs, il serait intéressant de mettre l'accent sur les motrices à hydrogène sur toutes les lignes non électrifiées dans la mesure, bien sûr où l'hydrogène est d'origine 100% décarbonnée. Sur ce point, nous sommes très en retard sur les Allemands alors que les composants essentiels sont conçus et fabriqués en France par Alstom,
 
Enfin, à un moment où le gouvernement annonce la relance des trains de nuit, il est étonnant que l'un des deux trains de nuit restant en service, le Paris-Briançon soit à l'arrêt jusqu'en décembre ainsi que les TER Valence & Grenoble Gap. On comprend qu'il s'agit de travaux de maintenance très attendus depuis des années. 
Mais la survenance de ces travaux pour de nombreuses localités isolées, quand la grande majorité des Français vont passer leurs vacances en France et serait tentée de prendre le train, est un mauvais coup pour le tourisme régional, pour les localités isolées et pour l'image de la SNCF. Il est notamment très regrettable que les stations entre Valence et Veyne ne soient pas desservies.
 
Personnellement étant Parisien avec un pied-à-terre dans les Alpes de Haute Provence, je prends fréquemment l'Intercité Paris-Gap. Il n'est pas envisageable pour moi de prendre un car à la place.

 

Partager cet article
Repost0
30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 09:59

Aircall se développe sur un nouveau créneau numérique : la téléphonie via le Cloud.

Partager cet article
Repost0
31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 20:50

Depuis plus d'un an, Essilor et Luxotica ont fusionné. La presse et les media français se sont plus à proclamer qu'il s'agissait d'un fusion entre égaux. On peut supposer que nos politiques ont été convaincus et tranquillisés : la pépite Essilor allait donc grandir grâce à cette fusion et les intérêts français allaient être préservés

Partager cet article
Repost0
30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 20:28

Le parti socialiste vient de déclarer que le PIB (Produit Intérieur Brut) est un indicateur devenu obsolète

Partager cet article
Repost0
31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 20:41

Depuis de nombreuses années, l'isolation thermique des bâtiments est considérée comme une source importante d'économies et de confort. Les normes de construction deviennent de plus en plus contraignantes pour les nouveaux bâtiments

Partager cet article
Repost0
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 21:42

La concurrence est effrénée pour sortir à temps un vaccin contre le Covid-19. Un des enjeux est de constituer un panel suffisant pour les essais de Phase 3, dernière étape avant les homologations et la mise sur les marchés. Valneva, société nantaise fondée en 1999 à Saint Herblain, sous le nom de Vivalis par Franck Grimaud, se bat actuellement pour conduire ces essais jusqu'au succès et pouvoir lancer la production.

 

Malgré les efforts et le soutien de la région, Valneva n'a reçu aucun soutien du gouvernement français. Et pourtant Valneva n'est pas une inconnue : elle est cotée en Bourse et vient d'être admise dans l'indice SBF120 et le CAC Mid60 d'EuroNext ; BPI est à son capital. Ce qui nous amène à nous interroger sur la capacité de l'Etat de suivre ses investissements, de connaître leur potentiel notamment dans le domaine des biotechnologies. Naturellement, Valneva n'a pas les ressources pour faire du lobbying dans les administrations de la Santé. Elle les consacre plutôt au développement de ses vaccins.

 

Ce ne semble pas être le cas de l'autre côté de la Manche : début 2020, le gouvernement britannique s'est intéressé de près au projet de vaccin anti Covid-19 de Valneva, VLA2001. Un accord a été signé en septembre comportant le financement de l'unité de production du vaccin de Livingston en Ecosse et son développement en Phase 3. Les fonds apportés par les britanniques seraient récupérés sur la fourniture des premières doses de vaccin qui, en cas de succès, seraient fournies au deuxième semestre 2021.

 

Valneva vient d'annoncer des résultats initiaux positifs sur l’étude clinique de Phase 1/2 de son candidat vaccin. Sur la base de ces résultats, elle prévoit d’initier une étude clinique de Phase 3 d’ici la fin d’avril 2021, sous réserve de l’approbation de l’autorité de santé britannique MHRA. En ligne de mire, Valneva espère soumettre une demande d'autorisation de mise sur le marché en septembre 2021.

 

En parallèle, depuis septembre 2020, Valneva a lancé l'étude clinique de Phase 3 pour son vaccin à injection unique, contre le chikungunya VLA15533 – le chikungunya  est une maladie infectieuse tropicale provoquée par un virus et transmise par des moustiques. Cette étude est une première mondiale, encouragée par l'octroi du statut “PRIority MEdicines” (PRIME) par l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui complète son statut " Fast Track " obtenu auprès de la Food and Drug Administration (FDA) américaine en décembre 2018.

 

Et en juin 2020, Valneva a signé un accord avec Pfizer sur le co-développement et la commercialisation du vaccin VLA15 contre la maladie de Lyme, comprenant un versement initial de 115,5 M€. Actuellement en essais cliniques de Phase 2, Valneva reçoit ainsi une aide substantielle en vue de la poursuite du développement à hauteur de 70% des dépenses et qui va culminer à 275 M€ tout au long du développement et de la mise sur le marché prévue pour 2024. Pfizer commercialisera le vaccin, Valneva percevant une redevance de 19% et plus selon les volumes vendus.

 

Valneva est ainsi engagée sur 3 projets simultanés de vaccin, qu'elle mène tambour battant. Non seulement elle investit fortement en développement mais elle développe aussi son organisation commerciale. Auparavant distribuée par Novartis, elle a repris ses droits en 2015, ce qui, selon son co président Franck Grimaud, a permis de multiplier par deux en 4 ans les ventes de ses vaccins actuels : Ixiaro contre l'encéphalite japonaise et Dukoral contre le choléra et la diarrhée des voyageurs. 

 

Cette dynamique apparait comme le résultat heureux de la fusion "entre-égaux" de deux startups : Vivalis et Intercell AG (fondée à Vienne en 1998) en 2013, les deux dirigeants Franck Grimaud et Thomas Lingelbach, assurant la co-direction de Valneva SE (société européenne). 
Initialement un spécialiste de cellules souches embryonnaires permettant à des groupes pharmaceutiques de produire des vaccins et des protéines thérapeutiques, Vivalis a développé d'autres compétences et d'autres activités notamment par le rachat de la plate-forme lyonnaise Humalex et de la technologie japonaise Isaac, aujourd'hui rassemblées sous la marque VivaiScreen et la mise en place d'une bio production pour les essais cliniques. La fusion avec Intercell a permis d'accélérer le développement avec une ouverture sur d'autres marchés et le lancement d'autres projets. 

 

C'est ainsi que le chiffre d'affaires de Valneva est passé de 13M€ en 2011 (avant la fusion avec Intercell) à 126 M€ en 2019 avec une perte de seulement 1,7 M€. En 2020, selon les dernières annonces, les résultats ont été affectés par la crise avec des ventes en baisse à 110 M€ et une perte nette de 64 M€. Il me semble évident que ce n'est pas la crise qui est la cause de cette perte abyssale  : ce sont les dépenses et les investissements importants mis en oeuvre pour accélérer le développement du vaccin contre le Covid-19. Valneva a du compter sur ses ressources propres pour se lancer dans cette course folle qui devrait aboutir à la commercialisation de son vaccin en septembre 2021 ... pour le bien de nos amis britanniques. 

 

Suivons cette aventure qui débouchera peut-être sur l'émergence d'un nouveau grand de la biotechnologie française, non seulement spécialiste des vaccins de niche mais aussi des vaccins s'adressant à un public toujours plus large.

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 21:01

Osivax a été fondée en 2017 à Lyon par une équipe de 3 fondateurs venant d'Imaxio, une startup lyonnaise, avec pour objectif de développer une série de vaccins et d'immunothérapies à partir d'une technologie de réingénierie des antigènes : oligoDOM™. Cette technologie inventée par Dr Fergal Hill, développée par Imaxio au cours des 15 dernières années et protégée par 4 familles de brevet, a été transférée à Osivax tandis qu'Imaxio poursuit le développement et la commercialisation de son vaccin contre la leptospinose humaine. 

 

Les 3 fondateurs d'Osivax : Alexandre Levert (X99, MS Harvard en biologie cellulaire), Dr Florence Nicolas (ingénieur et docteur de l'INSA Lyon) et Dr Fergal Hill., se sont d'abord consacrés à l'application d'oligDOM à un vaccin OVX836 universel contre la grippe ; après les essais de Phase 1 débutés mi 2019 sur un deuxième site à Liège, ce vaccin est maintenant en Phase IIa d'essais cliniques et vise une efficacité maintenue à travers toutes les mutations du virus de la grippe. 
Contrairement aux vaccins actuels contre la grippe qui agissent sur les antigènes superficiels du virus, lesquels antigènes évoluent chaque année, ce qui conduit à reformuler le vaccin chaque année, la plate-forme oligDOM a permis de mettre au point le vaccin OVX836 qui agit sur une protéine très stable du virus de la grippe, une protéine dont le taux de mutation est faible, la NucleoProtein (NP). Il en résultera que ce vaccin sera actif d'une année à l'autre sur le virus, malgré les mutations qu'il subit.

 

Osivax ambitionne d'appliquer dans un second temps, la plateforme qu'elle développe à d'autres maladies infectieuses et affectant le système immunitaire. Selon ses dirigeants, les fonds récemment levés lui permettent d'avancer notamment sur la création d'un vaccin universel contre le Covid-19 : belle ambition !

 

Les financements et les partenaires

Lors de la création d'Osivax (seed), 2,7 M€ ont été apportés au capital auxquels se sont joints des fonds de Pradeyrol Development - un family office du Dr Christian Pradeyrol, cofondateur d'Imaxio, puis en janvier 2019, un apport de 8 M€ venant de  Nochaq, l'ex-Meusinvest, le fond d'investissement public liégeois et d'Anaxago (série A) ; enfin en juillet 2020, 15 M€ ont été investis par le Conseil Européen de l'Innovation  (série B) accompagnés par une subvention de 15 M€ de la BPI via le programme de “Projets structurants pour la compétitivité”.

Installée à Liège et à Lyon, avec une équipe de 30 personnes, Osivax a multiplié les partenariats avec des établissements de recherche comme les universités d'Anvers, de Gand, de Lausanne, de Rochester, dkfz – le centre de recherche allemand sur le cancer à Heidelberg, le cluster BioWin en Wallonie, ainsi qu'avec des sous-traitants pour l'aider dans les essais climiques.

 

La stratégie d'Osivax face à ses concurrents

On constate qu'Osivax multiplie les partenariats de recherche et que sur les 40,7 M€ levés, près de 95% l'ont été auprès d'organismes publics : l'UE, la BPI, la région de Liège. Que cela soit pour la Phase 3 du développement du vaccin anti-grippe ou pour un développement accéléré d'autres vaccins comme celui visant le Covid-19, un financement bien plus important est nécessaire.
Le seul message que l'on entend de la part d'Alexandre Levert, dirigeant d'Osivax, est qu'il projette de vendre sa société à un grand groupe pharmaceutique.

 

Ce n'est pas du tout la position adoptée par les concurrents développant des vaccins anti-Covid-19 qui sont maintenant largement connus comme BioNTech, Moderna, CureVac. Ces concurrents sont des startups qui ont su nouer des partenariats solides avec de grands groupes pharmaceutiques. Ces groupes leur apportent les ressources et les contacts pour les Phases 3, puis l'organisation commerciale, la structure industrielle et la logistique pour lancer leurs produits à grande échelle. Moderna est ainsi associée à Merck et AstraZeneca, BioNTech à Pfizer et CureVac à Bayer.
Depuis sa création en 2010, Moderna a effectué 9 levées de fonds soit un total de Md$ 2,7, dont M$ 474 auprès d'AstraZeneca et M$ 125 auprès de Merck.
Bien sûr, le BARDA (Biomedical Advanced Research and Development Authority), un bureau du ministère de la santé américain est intervenu également mais seulement en avril et juin 2020, alors que ce sont les investisseurs privés et les groupes pharmaceutiques qui se sont impliqués au cours des premières années, quand le risque était maximal.

Un organisme représentatif des jeunes pousses françaises comme France Biotech demande au contraire aux organismes publics européen et français de s'impliquer alors que le risque est encore élevé. En fait, on demande que cela soit le contribuable qui apporte son argent via des organismes qui ne sont pas nécessairement des experts pour juger de la qualité de l'investissement sollicité et du risque encouru. De plus les organismes publics n'apporteront pas les contacts pour les Phases 3, ensuite l'organisation commerciale, la structure industrielle et la logistique pour lancer les produits à grande échelle

Comparant la posture actuelle d'Osivax – ce n'est pas vraiment une stratégie, et les avancées stratégiques de Moderna et BioNTech, on ne peut s'empêcher de craindre qu'Osivax n'arrive pas à décoller. Il est cependant très positif qu'Osivax se soit installée en Belgique, à Liège. La Belgique, la Wallonie comme la Flandre, est en effet  un pays où la dynamique biotechnologique est bien plus forte qu'en France, les financements sont plus abondants et les grands groupes pharmaceutiques internationaux sont très présents. On peut d'ailleurs imginer qu'Osivax migre à Liège, l'écosystème étant plus favorable.

 

Partager cet article
Repost0