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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 17:55

M2I Life Sciences fondée en 2012 par l'intégration de la plateforme de R&D Holis Technologies à Lacq et du site de production Solvay Organics (SORF) à Salins de Giraud, développe des solutions alternatives aux insecticides conventionnels pour protéger les cultures et les forêts.

 

Selon Olivier Guerret, vice-président du Groupe M2I, lors d'une intervention récente, les solutions élaborées à partir des phéromones émises par les insectes femelles nuisibles sont l'avenir pour une agriculture durable à la fois respectueuse de la diversité et de l'environnement et capable de bons rendements. Les phéromones sont des parfums que les insectes femelles émettent pour attirer les mâles. Lorsque cette émission est forte, les mâles sont confus et ne fécondent pas les femelles, ce qui stoppe leur reproduction et leur prolifération.

 

Reproduites fidèlement en laboratoire, les phéromones sont encapsulées et stockées dans l'eau pour éviter toute diffusion avant le largage sur les terrains à traiter ; les capsules sont spécialement conçues pour assurer une diffusion sur 80 jours, une durée suffisante pour bloquer la contamination par les insectes saisonniers. Le procédé n'éradique pas complètement les insectes, avec un taux d'environ 99%, ce qui préserve la diversité de l'environnement. Mais le résultat est très satisfaisant pour assurer de bonnes récoltes ou maintenir les forêts en bon état sanitaire.

 

Le premier traitement que M2I a lancé avec succès est celui du carpocapse des pommiers. Les développements se poursuivent sur la noctuelle de la tomate, le lobesia de la vigne et le processionnaire du pin.

 

A l'opposé des insecticides qui s'accumulent année après année et polluent bien au-delà des surfaces traitées, les phéromones sont efficaces à des niveaux mille fois plus faibles et disparaissent après leur diffusion.

 

Ces technologies de bio contrôle paraissent pleines d'avenir. Leur utilisation est encore relativement freinée par des règlementations qui les assimilent à des insecticides. Mais c'est en train d'évoluer au moins en France, et par extension en Europe.

 

On peut souhaiter une belle réussite à M2I et surtout une ambition qui devrait s'étendre vite à toute la planète.

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 16:11

Il est aisé d'observer qu'avant la révolution industrielle, les capacités de construction de logements, de bâtiments publics, de châteaux, églises et autres monuments étaient limitées : l'on utilisait généralement les matériaux disponibles sur place, la pierre des carrières et le bois des forêts avoisinantes. Faire venir des matériaux particuliers de loin comme le marbre de Carrare ou le bois de cèdre du Liban, était extrêmement coûteux et rare. Par exemple, la présence de nombreux châteaux dans la Vallée de la Loire est bien sûr liée à l'agrément et à la douceur du climat de la région mais elle a surtout été réussie grâce à l'existence de carrières de calcaire au grain fin et à la couleur crème clair, un calcaire facile à tailler et élégant.

 

Avec la révolution industrielle et le développement des moyens de transport et des inventions comme celle du ciment par Louis Vicat ou du béton précontraint par Eugène Freyssinet, la construction métallique et surtout en béton s'est développée rapidement. Cela a permis l'expansion des agglomérations, des bâtiments industriels, des réseaux routiers et ferrés, des ports, des aéroports,...

 

Cette expansion rapide et bénéfique sous bien des aspects, a cependant un coût élevé pour notre planète : les matériaux de construction classiques — le béton, l’acier, et l’aluminium — sont, dans leur fabrication, leur transport et leur mise en oeuvre, la source de 20% des émissions de CO2 dans le monde entier. La fabrication du ciment à elle seule, contribue à 5% des émissions de CO2

 

Si les matériaux de construction deviennent taxés en fonction de leurs émissions de CO2, ce qui paraît normal compte tenu de leur très forte contribution à l'effet de serre, leur coût va augmenter de manière radicale. Il deviendra vite impératif de mettre en œuvre d'autres matériaux. Naturellement tous les cimentiers cherchent à réduire leur dépendance au charbon et à améliorer le rendement de leurs installations. Ce ne sera sans doute pas suffisant.

 

Se présentent à nous plusieurs solutions qui seront complémentaires :

 

Le "ciment vert" que la jeune pousse Hoffmann Green Cement Technologies va commencer à produire dans la première usine pilote de ciment vert inaugurée en novembre 2018, à Bournezeau en Vendée. Elle met en œuvre une technologie développée par le chimiste David Hoffmann et l'entrepreneur Julien Blanchard qui permet de produire du ciment à partir d'argile et d'additifs qui entraînent une activation alcaline de l'argile. Au lieu d'une cuisson longue à 1400°C nécessaire pour produire le ciment traditionnel, le ciment vert nécessite seulement une cuisson flash de 5 secondes à 750°C. Un béton fabriqué avec ce ciment aurait la même résistance à la compression qu'un béton classique mais une meilleure tenue au feu jusqu'à 1 100°C contre 600°C pour le béton classique.

Il en résulte que la production de ciment vert émettrait 4 fois moins de CO2 que le ciment traditionnel.

 

Le bois qui est largement sous-exploité notamment en France, parce qu'il est prétendument moins compétitif. En fait, il est évident, que toutes les entreprises de construction, la plupart des architectes et les fournisseurs de matériaux sont imprégnés par la culture du béton et du métal. Toutes leurs organisations, leur savoir-faire et leurs techniques sont orientés vers son usage. D'autres pays comme les pays nordiques ou l'Amérique du Nord mettent en œuvre la construction en bois depuis de longues années et certainement avec des coûts compétitifs. Avec l'augmentation de la taxe carbone, le bois va devenir plus compétitif, nous deviendrons plus vertueux, et les usages du bois pour la construction décolleront dans notre cher pays. Naturellement, il faudra mieux organiser l'exploitation des forêts pour leur assurer un avenir durable.
Deux difficultés ont limité l'utilisation du bois : sa durabilité limitée et ses propriétés mécaniques parfois incertaines. Il semble que ces dernières deviennent de mieux en mieux appréciées, à la vue du nombre croissant d'immeubles en bois de plus en plus hauts.

 

Le béton de terre est constitué d'argile, de sable, de gravier et d'eau où l'argile joue le rôle de liant, le gravier et le sable le squelette interne et l'eau le lubrifiant. Il est utilisé depuis longtemps sous le nom de pisé ou de torchis. L'ajout d'éléments comme la chaux, la potasse ou la soude, ou de fibres végétales améliorent ses caractéristiques mécaniques. Sa mise en oeuvre est peu consommatrice en énergie mais sa résistance est limitée

 

Le CFS, Carbon Fiber Stone est un nouveau matériau développé par la jeune pousse TechnoCarbon qui présente un ensemble de qualités innovantes qui devraient selon ses créateurs lui permettre de pénétrer une grande part du marché de la construction. Ce matériau combine le granit et la fibre de carbone, un composite plus léger et plus résistant que l'aluminium ou l'acier. Sa fabrication ne rejetterait pas de CO2, la version BioCF bientôt sur le marché, peut même en capturer !

 

 

 

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 21:13

L’utilisation d’inventaires de cycle de vie issus de différentes sources de données (Base Impacts, Ecoinvent et jeux de données d’inventaires comme SRP et Recylum-Eco-systèmes-ADEME qui n’étaient pas encore intégrés à la Base Impacts au moment de l’étude) peut conduire à des biais méthodologiques : règles de modélisation différentes (comme le type d’allocation à préférer) et données d’arrière-plan différentes. 

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 20:35

Périodiquement, les media s'étonnent que les Français continuent d'épargner plus que les autres. Les motifs couramment cités la crise bancaire, la crise de la dette, le Brexit, Trump, la guerre commerciale, etc

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 20:15

Un mois après l'entrée en vigueur du RGPD européen, le Congrès californien a voté à l'unanimité le "California Consumer Privacy Act" immédiatement signé par le gouverneur Jerry Brown. Cette loi deviendra effective le 1er janvier 2020. En fait le congrès était sous la pression d'une résolution plus contraignante qui avait déjà reçue plus de 600 000 signatures et qui risquait d'être soumis au vote des électeurs lors des élections de novembre prochain.

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 20:17

Depuis environ trente ans, l'écart se creuse entre les entreprises qui réussissent et les autres : c'est ainsi que les inégalités de salaire viennent plus de l'entreprise pour laquelle vous travaillez que du travail que vous faites. C'est ce qu'il ressort d'une étude récente de Nicholas Bloom, professeur d'économie à Stanford : le facteur le plus important de croissance des inégalités au cours des dernières années provient de l'augmentation des différences d'une entreprise à l'autre.

 

Il y a quelques années, la COO (directrice générale) de Facebook, Sheryl Sandberg déclarait aux étudiants de Harvard qu'en 2001, lors d'un entretien de recrutement avec Eric Schmidt qui venait d'être nommé dirigeant de Google, ce dernier, en réponse à ses objections sur le faible niveau de l'offre qui lui était faite, lui avait dit : ne soyez pas stupide, si on vous propose un siège dans une fusée, ne demandez pas quel siège, montez simplement à bord.

 

Très souvent, le débat sur l'inégalité des rémunérations se résume au ratio entre le salaire moyen des employés et celui des PDG. Ce débat a fait l'objet des travaux et des publications de spécialistes comme Thomas Piketty. Mais il semble bien qu'ils font fausse route ! Selon Nicholas Bloom, ce facteur est de faible importance : du traitement des données de rémunération de plus de 100 millions d'Américains entre 1978 et aujourd'hui, il est ressorti que 70 à 80% de la croissance des inégalités provient des différences entre entreprises pour lesquelles chacun travaille. Et cette observation est confirmée à l'intérieur de tous les secteurs : par exemple dans un domaine comme la finance, il y a des firmes qui gagnent et d'autres qui perdent.

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 20:57

Depuis des mois que les robots, l'intelligence artificielle, les véhicules autonomes, la transition numérique font la une des media, ces derniers ne font que répéter que des milliers d'emplois sont menacés par les changements apportés par ces évolutions techniques.

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 21:10

Selon une étude récente du BCG et du réseau américain d'accélérateurs MassChallenge sur 350 jeunes pousses dont 258 fondés par des hommes et 92 fondés ou cofondés par des femmes au cours des 5 dernières années, les premières ont levé en moyenne 2,2 M$, et les secondes 935 k$. Et pourtant sur la même période de 5 ans, les premières ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 662 k$ et les secondes 730 k$ soit 10% de plus

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 10:51

Thales vient d'annoncer le rachat de Cubris, une société danoise fondée en 2008 à Copenhague, qui développe un système d'aide à la conduite des trains. Cet événement survient à un moment où les conducteurs de la SNCF sont à la pointe de la lutte contre la réforme de leur entreprise. Un des arguments avancés par les grèvistes est le maintien du service public ! Qu'en est-il avec le système de Cubris ?

 

En poursuivant cette acquisition, Thales, qui est déjà présent dans la signalisation et les communications ferroviaires, souhaite à l'évidence renforcer son offre. C'est ainsi qu'«Avec l’acquisition de Cubris, nous ouvrons la voie à l’autonomie des trains et à l’amélioration de l’efficacité du rail, déclare Millar Crawford, directeur général adjoint pour l’activité Systèmes de transport chez Thales.»

 

Le système GreenSpeed de conduite assistée développé par Cubris, est en service au Danemark sur l'ensemble du réseau grandes lignes depuis mars 2012. Selon la société, la ponctualité a été améliorée de 92 à 95% et la consommation d'énergie de traction des trains a diminué de 6 à 8% ! Il est en service au Royaume-Uni (South West Trains) et en Suède (Transdev), et en cours de déploiement par Transdev en Allemagne et par Finnish Railway (VR) en Finlande.

 

Des technologies comme celle de Cubris contribuent, c'est certain et les chiffres le démontrent, au maintien et à l'amélioration du service du public. La réduction de la consommation d'énergie rend le train plus compétitif vis-à-vis d'autres moyens de transport.

 

Il est particulièrement intéressant d'observer que Transdev, une société française fondée en 1954, est ainsi une des premières à adopter Greenspeed. Longtemps opérateur de services de car, détenue par Veolia (30%) et la Caisse des Dépôts et Consignations (70%) c'est-à-dire l'Etat, Transdev s'est largement développée à l'international, dans l'univers très compétitif des opérateurs de transport public. Son offre couvre toute la palette des solutions de mobilité : cars et bus urbains et régionaux, tramways — premier opérateur mondial avec 22 réseaux dans 19 pays, trains dans 6 pays dont la Suède, Allemagne où elle est numéro 2, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, cars longue distance dans toute l'Europe (Eurolines) et en France (Isilines), taxis aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, métro de Bombay et de Séoul, vélos, ferry et navettes fluviales. Transdev avec son expérience étendue d'opérateur et son dynamisme en termes d'innovation, montre un intérêt évident pour la mise en concurrence des trains en France ; elle a ainsi publié un document sur l'ouverture à la concurrence sur son site et pratique un lobbying actif au sein des organes politiques. Son PDG a récemment déclaré : "Notre objectif en France est de nous positionner sur les lignes régionales, qu'il s'agisse des TER en régions, des Transilien en région parisienne ou encore des TET, les trains d'équilibre du territoire."

 

Avec la reprise de Cubris, Thales va certainement oeuvrer activement pour qu'un tel système soit adopté par la SNCF. Cela pourrait contribuer utilement à la réduction de son déficit, notamment en diminuant la consommation des trains, et en améliorant les conditions de travail des conducteurs qui seraient alors plus enclins à travailler sur de plus longues heures.

Bien sûr, Thales a en ligne de mire la conduite autonome des trains, ce qui arrivera bien avant le pilotage autonome des avions !

Ce type de technologie améliorera encore à la fois la compétitivité et la qualité du service du train face aux autres moyens de transport

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 16:57

Depuis des décennies, même des siècles, les Indiens ont appris à créer ce dont ils ont besoin avec le minimum à leur disposition.

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