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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 21:03

Il n'y a pas qu'en Inde qu'il y a des vaches sacrées. Les banques centrales ont elles aussi leur vache sacrée : ce fameux 2% d'inflation qui est censé être leur objectif.

Soyons concret, par exemple si chaque année pendant 35 ans, nous avons 2% d'inflation, les prix auront doublé – il s'agit en effet de pourcentages composés qui se cumulent en se multipliant année sur année et non en s'additionnant. La valeur de la monnaie sera donc divisée par deux.

 

En pratique, qui profite de l'inflation ?

- de loin les États les plus endettés ! ce sont les plus gros bénéficiaires et dans ce domaine, l'État français est un champion quasi éternel, que cela soit à l'époque des rois ou depuis que la république a pris leur place.

On se rappelle que, sous la régence du Duc d'Orléans au 18è siècle, le financier Law apporta une belle solution à la royauté impécunieuse qui souhaitait éradiquer la lourde dette laissée par Louis XIV. En créant de la monnaie papier en grande quantité, Law a fait figure de génie, mais il a surtout bien aidé l'État de l'époque.

- les particuliers, notamment ceux qui ont acheté un logement. Leur salaire augmente au moins avec l'inflation mais le remboursement de leur emprunt est figé et la charge de remboursement diminue rapidement grâce à l'inflation.

- toutes les organisations et personnes qui sont endettées

 

et qui est pénalisé ?

- certainement pas les États qui sont toujours endettés

- les particuliers qui ont épargné et placé leur argent "sans risque" dans les caisses d'épargne où les taux sont faibles et souvent inférieurs à l'inflation

- les particuliers qui bénéficient de rentes dont les versements sont constants : avec l'inflation, la valeur des versements diminue

 

Ce fameux 2% d'inflation est parait-il le seul objectif de la Banque Centrale Européenne (BCE). On se demande bien pourquoi le taux a été fixé à 2% ? Jacques de Larosière ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), s'est interrogé récemment en quoi ces 2% étaient justifiés ; ne trouvant aucune justification, il a recommandé de passer à 1%. Ce nouveau standard semble avoir été choisi au hasard, pour se garder du risque de déflation qui serait catastrophique, parait-il.

 

Mais sérieusement y a-t'il un risque de déflation de nos jours ?

Une vraie déflation, c'est une baisse générale de tous les prix. Dans cette situation, tous les agents économiques éviteraient de consommer et d'acheter dans l'attente de prix plus bas. Cette hypothèse se heurte à la réalité d'aujourd'hui : d'une part la population mondiale ne cesse d'augmenter, tous les pays émergents souhaitent rattraper les pays développés, augmenter leur production, faire bénéficier tous leurs citoyens d'un meilleur niveau de vie donc de consommer plus ; d'autre part les ressources de notre planète s'épuisent, donc les coûts d'accès à ces ressources ne font que croître sur le long terme ; de plus, nous sommes dans un monde qui devient de plus en plus un village, où ce qui se passe aux quatre coins de la planète a partout une influence marquante et la déflation en Europe ne peut exister si il y a de l'inflation partout ailleurs

 

Il semble bien qu'en agitant le chiffon rouge de la déflation, les économistes et les banquiers centraux sont dans une bulle isolée de la réalité macro économique mondiale. Et malgré tous ses efforts de création de monnaie, la BCE n'arrive pas à faire remonter l'inflation à son sacré 2%

 

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 16:04

L'impôt sur les sociétés est relativement bien connu du grand public, nos gouvernants annoncent sa baisse afin parait-il, d'aider les entreprises à investir et créer des emplois et les media reprennent en coeur cette thématique sympathique. Et pourtant il y a tout un ensemble d'impôts payés par toutes les entreprises, les TPE comme les grands groupes, dont le montant global est supérieur et qui a un impact bien plus important sur l'économie de notre pays : les impôts de production qui sont basés sur la masse des salaires, sur l'espace foncier occupé, sur les ventes et sur la valeur ajoutée (différence entre les achats et les ventes). Ces impôts, on en parle peu et pourtant, ils sont en partie à l'origine du déclin industriel français mais surtout n'y touchons pas !

 

L’impôt sur les sociétés : un impôt médiatique

L’impôt sur les sociétés (IS) est un impôt sur les bénéfices des entreprises. Cet impôt est utilisé dans pratiquement tous les pays et son taux est souvent considéré comme un point de repère sur la caractère supposé attractif ou non d’un pays donné pour les investisseurs internationaux.

En réalité, lorsqu’une entreprise projette de créer un établissement ou de monter une usine dans un pays donné, elle considère un grand nombre d’éléments et le taux de l’IS n’est qu’un facteur parmi d’autres et sans doute d’importance mineure. De même, avant d’acheter des actions de telle ou telle entreprise d’un pays donné, les investisseurs financiers regardent eux aussi de nombreux autres éléments comme sa situation par rapport aux autres concurrents internationaux ou le potentiel de développement du marché ou encore le climat des affaires.

 

D’un point de vue pratique, pour une entreprise, quel est l’impact du taux d’IS ? Partons de l’usage que font les entreprises de leurs bénéfices avant impôt : ils se répartissent simplement en 1) dividendes versés aux actionnaires, 2) rachat d’actions sur le marché 3) impôt payé à l’État et 4) solde mis en réserve constituant une augmentation des fonds propres.

La distribution de dividendes obéit généralement à une stratégie de moyen terme : un exemple type chez les entreprises matures est de verser aux actionnaires un montant relativement stable et prévisible, peut-être en légère croissance, afin de les fidéliser et de permettre une certaine visibilité à ceux qui comptent sur ce type de revenu ; chez les entreprises en forte croissance, on ne verse pas de dividende et on consacre le maximum des bénéfices au financement de la croissance, communiquant aux actionnaires le message que leur bénéfice se retrouvera dans l’augmentation de la valeur de leur investissement.

Certaines entreprises préfèrent racheter des actions plutôt que de verser des dividendes ; elles réduisent alors le nombre d’actions sur le marché ce qui entraine mécaniquement une augmentation des cours de Bourse ; c’est en général vu comme une manœuvre indiquant que l’entreprise n’a pas de projet d’une rentabilité suffisamment attractive et préfère transférer l’abondance de trésorerie aux actionnaires plutôt que d’investir dans des projets peu attractifs.

Il en résulte que les variations d’IS causées par les changements de taux, ont essentiellement un effet sur la mise en réserve de fonds propres. Ce qui a généralement peu d’impact surtout sur les grands groupes qui peuvent moduler leurs ressources en ayant recours à l’emprunt.

Il semble donc que la manipulation des taux d’IS n’a que peu d’effet sur la capacité des entreprises à se développer et sur leur volonté d’investir.

Il s’agit essentiellement d’une communication politique et médiatique, en particulier pour faire croire aux investisseurs étrangers qu’ils sont plus ou moins bienvenus comparés aux pays voisins et que l’on fait un effort pour améliorer la rentabilité des entreprises, alors qu’elles sont déjà rentables !

 

L’impact des impôts de production

A l’opposé, un certain nombre d’impôts dits de production sont très pénalisants en France pour les entreprises car leur montant n’est lié en aucun cas à leur capacité bénéficiaire. Ainsi les entreprises en difficulté voient leur déficit aggravé par ces impôts, celles qui sont en concurrence frontale avec des entreprises étrangères non soumises à des impôts du même type, ont du mal à remporter des marchés et souffrent d’une compétitivité plus faible.

Curieusement, les gouvernements – l’actuel comme les antérieurs, s’entêtent à refuser de les supprimer. Une note récente du Conseil d’Analyse Économique a vainement tenté d’influencer le gouvernement et le premier ministre auquel il est rattaché, en démontrant l’impact négatif de ces impôts – semble t’il sans aucun succès. Au total ces impôts sont évalués à 72 milliards € pour la France soit 2 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Ce pourcentage est supérieur à celui constaté dans tous les grands pays de l’UE : Allemagne 0,4 %, Suède 0,6 %, Pays-Bas 1%, Italie 1,3 %, Royaume-Uni 1,5 %. Ces impôts sont pervers car ils sont calculés soit sur la masse salariale, soit sur la valeur du foncier de l’entreprise, soit sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires : ils sont assis sur les facteurs nécessaires au fonctionnement de l’entreprise. Que l’entreprise gagne de l’argent ou non, investisse ou non, elle doit toujours payer ces impôts qui sont des frais fixes incontournables. Il est certain que leur montant global très élevé fait que l’État éprouve des difficultés pour les supprimer. L’État ainsi continue d’assouvir son appétit de revenu, même si il est évident que ces impôts pénalisent les entreprises françaises face aux entreprises étrangères et maintient leur compétitivité à un niveau insuffisant.

 

Pourquoi tant d’industries ont disparu ?

A l’évidence, à la lecture des lignes précédentes, à côté d’autres facteurs pénalisants, le contribution des impôts de production à la désindustrialisation de la France s’avère certaine. Mais ce qui est également certain est que la majorité de nos politiques ne s’en est pas encore aperçue.

 

 

 

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 08:29

La concurrence entre écoles de commerce et de management est toujours plus vive. Pour attirer les meilleurs étudiants, elles s’arrachent les meilleurs professeurs et chercheurs et multiplient les sites pour se rapprocher de la demande de formation et renforcer leur visibilité. Le champ de bataille est désormais mondial. Ainsi l’INSEAD a maintenant 3 campus : Singapour (où se trouve la direction de l’Ecole), Abou Dhabi et Fontainebleau ; l’EMLyon, elle en a 6 : Lyon, Saint-Étienne, Casablanca, Shanghai, Paris, Bhubaneswar ; l’ESSEC en a 4 : Singapour, Rabat, La Défense et Cergy ! Cette débauche d’ouverture de nouveaux sites est assurément très coûteuse.

 

Comment financer cette course ?

 

Certaines écoles : HEC et INSEAD, se sont organisées depuis longtemps pour lever des fonds auprès de mécènes, essentiellement les anciens élèves. Cela a démarré dans les années 80 sous l’impulsion des associations de diplômés, qui avaient à l’époque une vision du développement et de l’avenir de leur école. Ils ont su partager cette vision avec les responsables de leur école, ce qui est tout à leur honneur. Ce mouvement a été tout à fait bénéfique pour stimuler l’esprit de corps des diplômés et les rapprocher de leur école ; cela a assurément contribué à propulser et maintenir ces deux écoles dans le peloton de tête des écoles européennes et même mondiales.

 

On constate que les écoles de commerce françaises qui se positionnent en challenger d’HEC – notamment l’ESSEC et l’EMLyon, et leurs diplômés n’ont pas su se mobiliser aussi tôt. Depuis le début de ce siècle, la pression concurrentielle s’est faite de plus en plus vive et l’importance des financements est apparue de plus en plus évidente. L’ESSEC a annoncé en 2010 un plan stratégique avec pour objectif de lever 150 millions d’euros ; actuellement, elle poursuit le projet campus 2020 qui vise une levée de fonds de 35 millions d’euros. Sur ce budget, 19 millions ont déjà été « consolidés » auprès des collectivités territoriales : subventions du département du Val d’Oise (5 millions €), de la communauté d’agglomération de Cergy (5 millions €), de la région Ile de France (9 millions €). Il reste 16 millions à collecter auprès des alumni, partenaires et étudiants, d’ici fin 2020 !

On notera que la Chambre de Commerce de l’Ile de France dont dépend l’ESSEC n’a pas contribué ; on peut se demander quelle est l’origine des fonds engagés par les collectivités : ressources propres – c’est-à-dire nos impôts, ou des emprunts qu’il faudra rembourser avec le produit des futurs impôts. A priori, ces ressources sont certaines, par contre, compte tenu de la faible dynamique des levées de fonds auprès des alumni, on peut douter que l’objectif de 16 millions soit réalisé avant fin 2020.

 

Du côté de l’EMLyon, la situation paraît plus compliquée. En effet,les projets de levée de fonds depuis plus de 10 ans n’ont pas donné les résultats escomptés et la gouvernance de l’Ecole a été très perturbée avec une succession de plusieurs DG à brève échéance. Fin 2018, une transformation radicale a été lancée avec la création d’unesociété anonyme holdingpropriétaire de l’Ecole (Early Makers group) : l’EMLyons’est ainsi convertie d’une association sans but lucratif en une structurecapable d’attirer des investisseurs et de leur verser des dividendes. Ce n’est pas le premier institut d’enseignement supérieur français qui aitfranchi ce pas. Mais c’est le premier qui soit dans la classe des instituts d’excellence.

Comme en Ile de France, la Chambre de Commerce de Lyon-Saint Etienne,-Roanne est depuis toujours le parrain et le sponsor des écoles de commerce locales, l’EMLyon étant le leader régional et même national hors Ile de France ; comme en Ile de France, elle se trouve à court de moyens pour soutenir son école fétiche.

De plus, on constate que la communauté des diplômés est nettement moins puissante et motivée que celle de l’ESSEC, d’HEC ou de l’INSEAD. A ce titre, l’EMLyon et l’ADEM - l’association des diplômés ont décidé il y a dix ans d’intégrer tous les services et les permanents de l’association dans une structure interne à l’Ecole (EMLyon forever) : cette décision elle aussi assez radicale ne semble pas – au moins jusqu’à ce jour, avoir renforcé les liens entre les diplômés et leur Ecole.

La faiblesse de ces liens a à l’évidence conduit à la transformation en SA afin de faciliter le recours à des financements autres que les contributions de la communauté des diplômés. Cette décision a certainement fait l’objet de débats internes vifs, dynamiques et même polémiquesElle semble une sorte de fuite en avant, avec un abandon de plusieurs valeurs propres à la communauté EMLyon : le reserrement des liens entre l’Ecole et les diplômés, l’indépendance de l’Ecole et les liens forts avec les entreprises. L’ADEM qui n’est plus qu’une coquille vide depuis dix ans, n’en sort pas non plus renforcée.

Au lieu du mécénat proposé aux diplômés et à leurs entreprises, pour financer les projets et le développement de l’Ecole, il s’agit maintenant d’augmentations de capital avec une espérance plus ou moins justifiée de percevoir des dividendes.

 

Tout naturellement, en juin 2019, la prise de participation par deux investisseurs notoires a été annoncée : Qualium Investissement et Bpifrance. Ces deux acteurs s’engageraient à apporter progressivement 100 millions € sur 5 ans en capital. Dans sa communication, la CCI prétend qu’elle accueille un investisseur institutionnel et un investisseur privé. En fait, ces deux investisseurs ont des liens très étroits : BPI est une filiale de la Caisse des Dépôts et Qualium est un fonds filiale de la Caisse des Dépôts. Leurs liens avec l’État et le pouvoir politique sont également évidents, ces organisations apparaissant de plus en plus comme les différentes facettes d’un fonds souverain à la botte depolitiquepubliques. Avec cette transformation et cette prise de participation, il s’agit purement et simplement de l’étatisation rampante de l’EMLyon. Cela ne poserait pas de problème si ces investisseurs étaient les plus qualifiés du monde pour accompagner un établissement d’enseignement supérieur de classe mondiale. Mes lecteurs apprécieront. L’annonce de juin 2019 indique que le capital sera ouvert aux salariés de l’Ecole et aux diplômés (avec des attentes pleines d’interrogation).

Compte tenu des caractéristiques de la nouvelle situation, je doute sincèrement que les diplômés fassent montre d’un enthousiasme débridé pour investir, d’autant plus qu’ils seraient ultra minoritaires au capital.

 

Alors que faire ?

 

Plus que jamais, le mécénat apparaît comme le mode de financement de l’enseignement supérieur qui soit le plus vertueux et le plus efficace sur le long terme.

Sur ce plan, les velléités actuelles de nos gouvernants de réduire les avantages liés au mécénat sont de mauvais augure : d’un côté on démotive l’engagement des diplômés et des entreprises à contribuer au développement de leur école. D’autre part en catimini, on va financer des écoles comme l’EMLyon avec l’argent public. 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 09:24

Le mouvement des Gilets Jaunes a émergé quand le gouvernement a décidé de mettre en place une taxe carbone sur les carburants. D'abord, on a cru qu'il s'agissait d'un mouvement de protestation contre l'excès d'impôts. Puis les Gilets Jaunes ont manifesté contre l'abandon de leurs territoires par l’État et les services publics, semblant demander plus d'État, plus de services, plus d'aides. Ces deux axes de protestations paraissent contradictoires.

 

La réponse politique se résume à un seul chiffre : 17 milliards € déversés en "pouvoir d'achat" financés par le déficit toujours plus grand des comptes publics. Le message implicite est clair : l'État peut tout faire et prend soin de vous, en bref c'est le règne de l'État-nounou, dans la ligne des précédents gouvernements.

 

Après 6 mois de manifestations hebdomadaires et 3 mois de grand débat, il est difficile d'identifier l'ombre d'un diagnostic profond et de solutions d'avenir. 

 

En fait, le diagnostic me semble clair : l’abandon ressenti par les Gilets Jaunes, une sorte de désertification de leurs territoires, une stagnation ou même la baisse de leur niveau de vie, tout cela s’est progressivement installé dans les régions, hors des métropoles, dans les villes petites et moyennes dans les 20-30 dernières années ; cela s’est produit avec la fermeture de nombreux sites industriels. 

 

Ce qu’on oublie souvent, c’est que l’industrie est comme un coeur qui anime et irrigue tout l’environnement local. Les salaires dans l’industrie sont plus élevés qu’ailleurs notamment plus que dans les services et les commerces, parce qu’ils correspondent à des qualifications plus élevées et plus recherchées. Ce qui génère une activité plus importante pour les commerces et services environnants. Ce qui fixe les jeunes et permet notamment la présence d’instituts de formation de bon niveau. De plus l’industrie a besoin de services d’une bonne technicité comme l’informatique, la comptabilité et des juristes d’entreprise, surtout si elle exporte et se développe à l’international.

Souvent la taille de l’entreprise qui dépérit puis disparaît est telle que cela passe inaperçu. L’accumulation des disparitions fait que l’environnement de ces villes semble après un temps plus ou moins long, vidé de son sang.

 

Un exemple marquant est celui de Prémery, une petit ville de la Nièvre, au milieu de la forêt, qui a longtemps vécu autour d’une usine chimique qui fabriquait des produits spéciaux à partir du bois des forêts. Depuis la fermeture de cette usine en 2003, Prèmery s’est assoupie, n’offrant plus de perspectives attirantes à la jeunesse qui est partie ailleurs. Elle a perdu 40% de ses habitants depuis le pic de son activité en 1968.

 

La vraie question est donc : comment ranimer toutes ces villes petites et moyennes.

 

Un article récent de Bernard Attali a rapproché ce déclin des territoires de l’abandon par l’Etat de la politique d’aménagement et de la suppression de son ministère, la suppression de la DATAR (*) (qui a entendu parler du Commissariat à l’égalité des territoires qui l'a remplacé en 2014 et qui pourtant aurait du être mis en avant ces derniers temps pour apporter des solutions aux territoires en détresse ?). Bernard Attali cite un outil tout simple qui a été abandonné et qui ne coûtait rien : la régionalisation du budget de l’Etat. Cet outil permettait au gouvernement et aux parlementaires de suivre l’impact géographique des décisions budgétaires avant le vote de la loi de finance, chaque année. Cet outil a été supprimé et maintenant le budget est voté “à l’aveugle” sans que l’on sache sa distribution géographique. 

La vérité est qu’il n’y a plus de politique nationale d’aménagement du territoire. Paris représente 30% de l’économie française et attire une proportion similaire des investissements. A côté de Paris, ce sont les métropoles qui méritent toutes les attentions alors qu’elles n’ont vraiment pas besoin d’aide, leur dynamique ayant déjà un pouvoir d’attraction qui vide les territoires environnant de leur substance. Il n’y a qu’à citer les universités et les hôpitaux de pointe : ils sont tous situés dans ces métropoles. Un exemple marquant de la défaillance de notre aménagement du territoire : le projet de mise à 4 voies de la N164 qui traverse la Bretagne par le centre. Ce projet lancé en 1969 par le général de Gaulle n’est toujours pas terminé : il reste 35% du tracé à réaliser. Simultanément la SNCF ferme ses gares et remplace les trains par des cars. Toutes les villes moyennes du Centre Bretagne perdent des activités et leurs usines et voient leur population baisser.

 

On peut y ajouter la suppression du Ministère de l’Industrie. Actuellement au gouvernement, l’industrie n’existe pas, elle n’est rattachée à aucun ministère ou secrétariat d’état, alors que nous avons depuis toujours un ministère de l’agriculture. Et pourtant, l’Etat multiplie les participations industrielles via la BPI ou la Caisse des Dépôts et l’on ne parle que de réindustrialisation. Le dernier ministre de l’Industrie était Emmanuel Macron, lorsqu’il avait également l’économie et le numérique, jusqu’au 30 avril 2016. Ne doit-on pas supposer qu’il a constaté qu’un tel ministère est inutile ? Maintenant, c’est le ministre de l’Économie qui prétend mener une politique industrielle, quand il en a le temps. En fait, il n’y a pas de politique industrielle. Le ministre joue surtout au pompier lorsqu’il s’agit de fermeture d’usines à Saint Saulve (Ascoval ex Vallourec), à Belfort (General Electric ex Alstom) ou à Blanquefort (Ford). 

 

L’industrie française est en concurrence ouverte avec le Monde entier. Ce qui la pénalise, c’est le poids des charges à la fois sociales et fiscales. A ce titre, il faut reconnaître l’idée remarquable de Michel Rocart quand il a créé la CSG : au lieu de faire supporter toutes les contributions sociales par les salariés, dont notamment ceux de l’industrie, la CSG fait contribuer l’ensemble de la population avec une certaine égalité. La TVA sociale est de la même veine, mais jusqu’à maintenant les politiques n’ont pas eu le courage de la mettre en place. En réduisant les charges sociales des entreprises, elle aurait un effet puissant pour aider les industries exportatrices et les aiderait à lutter contre la concurrence en France. En effet en parallèle, les produits importés comme les produits fabriqués en France subiraient cette TVA.

Les impôts de production qui pèsent 72 milliards € sont une autre charge qui pèse sur les entreprises, qu’elles gagnent ou non de l’argent. Ces impôts ne cessent de progresser. Dans un article récent, Olivier Babeau et Jean-Baptiste Danet proposent de supprimer progressivement ces impôts et de les déplacer vers la ligne des impôts sur les sociétés : ces impôts ne seraient alors dus qu’une fois pris en compte tous les coûts de l'entreprise.

 

C’est bien d’une politique globale des territoires dont nous avons besoin, combinant une vraie réindustrialisation, une amélioration de tous les réseaux routier, ferré, communication, une dynamique de création d’activités autour d’écoles, de campus, de centres de recherche en pleine nature et surtout une véritable participation citoyenne et l'association des représentants locaux dans l'élaboration des politiques et programmes. Que cette politique soit équilibrée et qu’aucun territoire ne soit laissé à l’abandon.

 

(*) DATAR : Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale, chargée, de 1963 à 2014, de préparer les orientations et de mettre en œuvre la politique nationale d'aménagement et de développement du territoire

 

 

 

 

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 20:33

Franchement, quelle idée a eu Renault de discuter fusion avec FCA. Il me semble que ce soit FCA qui ait fait les premiers pas et c'est logique car, à moyen terme, ce groupe risque fort de tomber très bas, faute d'avoir investi dans les technologies d'avenir : voitures autonomes et électriques, plates-formes communes entre l'Europe et les Etats-unis. De plus la gamme européenne est vieillissante et peu rentable. Son point fort actuel et ce qui rapporte 90% du profit, ce sont les SUV que Chrysler vend comme des petits pains. Pour combien de temps ? ce sont de gros producteurs de CO2, devenus invendables dans de nombreux pays, surtout en Europe. Dans 5 ou 10 ans, ce point fort deviendra un boulet.

 

On nous raconte et les media naïfs les premiers, qu'il y aurait eu 5 milliards d'euros de synergies entre les deux groupes. Naturellement beaucoup écoutent cela d'une oreille, sans trop y croire. Pour moi, 5 milliards d'euros de synergie, cela signifie essentiellement des réductions de coût c'est-à-dire des fermetures d'usines et des licenciements.

Les gens de Renault devaient être confiants car ils pensaient que les usines de Renault plus rentables, plus mécanisées seraient donc les dernières à fermer. Et puis Carlos Ghosn, depuis qu'il est à la tête du groupe n'a cessé de réduire les effectifs et la production en France sous l'oeil bienveillant de son premier actionnaire, l'Etat (ce que n'a pas fait PSA avec des actionnaires privés). Ce qui fait qu'il n'y a plus en France que des sites de recherche et de technologie pointue. Les volumes se fabriquent ailleurs.

Les gens de FCA cherchaient surtout à récupérer des technologies et des méthodes qui leur permettraient de se repositionner avec des produits compétitifs. FCA a déjà négocié un accord avec Tesla pour éviter de payer trop de taxes carbone et gagner du temps pour développer des voitures électriques – avec l'aide de Renault pensaient-ils ?

De plus, la famille Agnelli cherche avant tout à sauver son capital dans l'automobile. Une fois le diamant du groupe, Ferrari mis en bourse par le magicien Sergio Marchione et la richesse des Agnelli augmentée jusqu'à 40 milliards €, que reste-t'il à faire pour s'enrichir un peu plus et surtout protéger son capital ?

Pourquoi le PDG de FCA, Mike Manley a t'il vendu brusquement un gros paquet d'actions. Sans doute parce qu'il s'est rendu compte que la fusion ne se ferait pas et que la valeur en Bourse de FCA allait plonger.

 

On cherche en vain ce qu'aurait gagné Renault dans cette affaire ? Lorsqu'on regarde l'ensemble Renault-Nissan-Mitsubishi, non seulement ce sont des entreprises complémentaires sur de nombreux points mais cet ensemble a derrière lui une histoire, des réussites, des plates-formes communes, des territoires où l'un d'entre eux est fort et peut aider l'autre, en couvrant le monde entier.

Qu'apporte FCA ? des positions de force aux Etats-Unis, non pas vraiment : Nissan y est présent depuis longtemps avec une grande variété de produits et pas seulement des SUV, avec des voitures électriques, des usines compétitives et est mieux positionné à moyen/long terme. Avec Nissan, la stratégie de Renault a été de se développer sur d'autres marchés où Nissan n'était pas présent comme la Russie, pour le plus grand bien de l'Alliance.

De plus, l'histoire récente montre que les alliances franco-italiennes sont compliquées et la réussite est peu fréquente (voir Essilor-Luxotica, les aventures de Bolloré avec Mediobanca). Une fusion serait remplie d'embûches que l'on sous-estime toujours.

 

On entend déjà que le président Jean-Dominique Senard a été fragilisé parce que, s'étant très engagé en faveur de la fusion, il aurait été en quelque sorte doublé par son ministre, Bruno Le Maire qui a joué un rôle tel que tous les partenaires sont maintenant effrayés par la présence de l'État au capital de Renault et par ses exigences, et au premier chef FCA. Jean-Dominique Senard a été en fait fragilisé par une erreur stratégique fondamentale, celle de s'engager dans ce projet de fusion qui n'a aucun sens pour le mega groupe Renault Nissan Mitsubishi, qui vient au contraire perturber la relation déjà troublée par l'affaire Ghosn. On peut se demander si il est toujours l'homme de la situation pour continuer de construire le seul attelage qui ait un sens à moyen et long terme, l'alliance avec Nissan et Mitsubishi. Maintenant, il faut qu'il répare d'urgence les dommages faits à l'Alliance et se préoccupe d'abord de continuer à la renforcer avec toujours plus de projets communs et de stratégies complémentaires et à supprimer tout élément d'incompréhension, de fragilité et d'éloignement.

 

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 21:47

Il est de bon ton de pousser toutes les entreprises, les petites comme les grandes, à mettre en oeuvre leur transition numérique. Pour ses promoteurs, la transition numérique est vitale pour l’entreprise, elle doit s’y atteler avec énergie et investir largement. De nombreuses structures proposent leur aide et leurs conseils pour faciliter l’évolution des entreprises dans la direction qui convient.

 

Mais tous ces investissements, tout ce battage médiatique sont-il compatibles avec une évolution vertueuse et économe en production de CO2 ?

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 21:34

Trois jours de visite à Copenhague il y a quelque temps m’ont convaincu que cette métropole est un paradis pour les cyclistes. L’aménagement des rues, des avenues et des croisements parait optimisé pour les cyclistes. Les trottoirs sont devenus étroits pour les piétons et ceux-ci doivent faire attention à ne pas empiéter sur les pistes cyclables.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 43% des trajets domicile-travail et domicile-école sont faits en vélo, 25% en voiture, 25% en transports en commun et seulement 6% à pied. L’objectif pour 2025 est de faire progresser les déplacements en vélo jusqu’à 50%. La ville ambitionne de devenir la meilleure cité pour les déplacements en vélo.

 


Il est certain que des conditions favorables étaient présentes quand la ville a décidé dans les années 60 de mettre tout en oeuvre pour faciliter l’usage des vélos : la plupart des rues sont nettement plus larges que ce que nous connaissons en France et la Copenhague est en grande partie plate avec seulement quelques zones modérément élevées. Une voirie large a permis d’aménager une grande majorité des rues avec la partie centrale pour la circulation des véhicules, et de chaque côté: un emplacement pour garer les véhicules, une piste cyclable large souvent d’environ 1,50 m et enfin le trottoir sans différence de niveau avec la piste.

Les croisements de rues sont soignés avec le parcours des vélos représenté par des bandes bleues

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 21:31

Selon une étude de StartHer et KPMG, seuls 12,5% des jeunes pousses ayant levé des fonds en 2018 sont dirigées ou co dirigées par une femme

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 15:25

Une entreprise qui paye ses employés plus de deux fois au-dessus de la moyenne des salariés français, qui essaye d'obtenir une augmentation de 6% de ses tarifs, qui a bien des difficultés pour assurer le service des équipements dont elle a la charge, qui ne sait plus construire les équipements qui produisent l'essentiel de ce qui constitue son objet social et dont la position est toujours quasi monopolistique. Quel tableau !

 

Cher lecteur, vous avez sûrement deviné. Il s'agit d'EDF

 

N'en déplaise à certains, la taille d'une entreprise et sa position de monopole ne sont pas nécessairement corrélées avec son efficacité et sa capacité à générer de bons résultats.
 

On constate en effet que l'EDF, avec des équipes de techniciens et d'ingénieurs chevronnées, subit des retards récurrents pour terminer l'EPR de Flamanville, ces retards étant causé tout dernièrement par des soudures défectueuses. Il s'agit de canalisations entre les échangeurs générant la vapeur et les turbines de la centrale. Le béotien que je suis dans le domaine du nucléaire, ose supposer que les centrales nucléaires des générations précédentes nécessitaient des soudures d'un même niveau de qualité entre ces deux sections. Je note au passage que la température de la vapeur dans les centrales nucléaires ne dépasse pas 350°C, alors qu'elle dépasse 500°C dans les centrales thermiques au gaz.

Ce chantier a déjà 8 ans de retard. C'est en février 2018 que ces défauts ont été rendus publics par l'ASN, le gendarme du nucléaire. L'ASN met en cause la compétence des soudeurs (sous-traitants) et celle des contrôleurs de la qualité (EDF)

 

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 21:46

Alors qu'un grand débat a été mené sur le plan national où tous pouvaient contribuer, un autre débat a cours avec les partenaires sociaux sous la houlette d'un haut-commissaire. Et pourtant ce débat concerne tout le monde et on peut s'interroger sur la légitimité de ces partenaires sur cette question : il s'agit de réformer une fois de plus notre système de retraite en perdition.

 

Ce système a été institué en 1945 alors qu'à l'époque, les personnes en activité qui arrivaient en fin de carrière n'avaient pas de retraite. La solution trouvée est bien simple : ce sont les cotisations réglées par les personnes en activité qui allaient financer les retraites des personnes âgées. A ce moment là, le rapport entre le nombre de personnes en activité et le nombre de personnes retraitées était de l'ordre de 5/1. La durée de vie moyenne ne dépassait pas 62 ans, on partait à la retraite à 65 ans et on commençait à travailler tôt, souvent avant 20 ans, une petite proportion de jeunes poursuivant des études supérieures. Donc les cotisations étaient peu élevées et la retraite d'un niveau apprécié.

 

Depuis la création de ce système il y a plus de 70 ans, la situation a complètement changé et un effet de ciseau continu a mis le système en perdition ; de plus, en 1981, une décision politique a été prise à contresens de l'évolution démographique et qui s'avère catastrophique pour la survie du système : l'âge de départ à la retraite a été porté à 60 ans, augmentant d'un coup le montant des retraites à verser et diminuant le montant global des cotisations perçues. C'est un effet de ciseau brutal qui s'est ajouté à l'évolution continue de la démographie et de la baisse de la durée de la vie active.

Année après année, la durée de vie moyenne augmente, augmentant le nombre de personnes touchant une retraite et le montant global à verser ; ainsi en 2018, l'espérance de vie moyenne à la naissance est de plus de 82 ans et l'espérance de vie à 65 ans est de plus de 86 ans ! En parallèle, les jeunes poursuivent de plus en plus tard des études supérieures, retardant le moment où ils commencent à travailler et donc à cotiser, ce qui amoindrit la population active.

 

Pour la plupart des pays avancés comme le nôtre, en vue de maintenir un régime de retraite viable et compatible avec la durée de plus en plus longue de la vie après le départ à la retraite, la solution évidente est de reporter au plus vite l'âge de départ à la retraite à 65 ans et par la suite à 67 ans ou même 70 ans. Ceci a en particulier, l'avantage d'avoir un effet structurant immédiat. Cette décision devrait être couplée avec des mesures renforcées pour les personnes ayant eu un métier pénible et/ou une carrière très longue, leur permettant un départ largement prématuré. La peur des politiques de mettre en place une telle mesure est proprement scandaleuse ; elle confirme une absence de courage, de vision et une propension à reporter à plus tard les décisions difficiles.

Cette mesure permettrait de maintenir l'indexation de toutes les retraites au moins sur l'inflation et peut-être même sur l'augmentation moyenne des salaires, sans augmenter les cotisations. La politique actuelle de bloquer les retraites et d'augmenter les cotisations si nécessaire, est récessive – dans le sens où elle diminue la richesse de tout le monde. En fait, elle contribue à la situation de croissance faible à laquelle nous sommes confrontés depuis plusieurs années.

 

Un autre mesure dont l'effet se ferait sentir plus lentement, est de mettre en place de véritables fonds de pension qui prendraient le relais des retraites par répartition lesquelles sont d'un rendement global faible. On constate d'ailleurs que le rendement actuel des retraites par répartition est négatif, puisqu'un montant de cotisation donné conduit à une retraite dont le montant diminue, une fois l'inflation prise en compte. Les fonds déposés pour les retraites par capitalisation bénéficient en fait de la croissance globale de l'économie qui depuis le début de la révolution industrielle, a été plus rapide que l'inflation et donc plus rapide que le potentiel des retraites par répartition. Vous noterez que dans de nombreux pays, les retraites par capitalisation via des fonds de pension ou autres, obtiennent des résultats bien meilleurs que notre système ; la différence est absolument effarante selon la proportion de capitalisation par rapport à la répartition : ainsi les taux de cotisation à la retraite (employé plus employeur) en pourcentage du salaire mensuel moyen sont en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, respectivement 6 %, 12 %, 18 % et 27 %, avec 100% de capitalisation en Nouvelle Zélande et 100% de répartition en France, et un système mixte aux Pays-Bas et en Allemagne. En parallèle, la durée de vie active est de 40 ans en Nouvelle Zélande et 35 ans en France. Au bout, le montant des retraites est similaire dans les deux pays. Et les dépenses de retraite représentent 6 % du PIB en Nouvelle-Zélande et 13 % en France soit une différence de 160 milliards d'euros pour la France (*).

 

Qui a raison ? Que pourrions-nous faire de ces 160 milliards au lieu de les engloutir chaque année dans ce merveilleux système par répartition, modèle dont parait-il nous sommes si fiers mais que personne n'imite ?

 

(*) estimations de Xavier Fontanet, ancien PDG d'Essilor

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