Lors de sa récente université d'été, le parti socialiste a relancé la question du cumul des mandats électoraux.
Il apparaît que nos élus tiennent autant à ce cumul en grande partie à cause de l'invraisemblable superposition des structures qu'ils ont eux-mêmes contribués à empiler au cours des 10, 50 dernières années sans jamais en supprimer une seule. Il serait donc bon que le cumul soit traité avec la réforme des collectivités locales en cours actuellement.
Pour mémoire nous avons toujours plus de 30000 communes avec chacune au minimum 9 conseillers municipaux, les départements et l'Etat qui datent de la Révolution plus communautés de communes et d'agglomération, pays, cantons, régions et Europe ! Dans ces conditions, le pouvoir local de décision est dilué, les projets sont réalisés avec des financements de multiples provenances, et au surplus, il y a inflation de personnel.
Le cumul se justifie alors, rien que pour faire avancer les dossiers et exercer un certain poids dans les différentes assemblées.
Si cet empilement était simplifié, il y aurait moins de "postes", chacun d'eux aurait plus d'importance et le non-cumul serait plus acceptable et accepté.
Prenons par exemple la réduction du nombre de communes : chacune d'elle deviendrait plus importante, le cumul maire + député étant plus difficile à assumer et donc à justifier.
On pourrait imaginer dès maintenant que le cumul député+ maire de grande ville ne soit pas possible.