Depuis un an, quatre constructeurs de camions électriques concurrents se sont largement manifestés : Daimler, Toyota, Tesla et une jeune pousse américaine, Nikola. Pour l'instant, Tesla et Nikola rivalisent d'annonces et de présentations de prototypes, la production elle est pour bien plus tard !
Daimler : 100% électrique
Daimler, sans faire de bruit, a déjà mis sur le marché deux camions électriques : le Fuso eCanter qui a été livré à des organismes caritatifs de New York, UPS aux États-Unis, à Deutsche Post, DB Schenker et Rhenus en Europe et à Seven-Eleven Co. au Japon et, en Europe seulement, l'Urban e-Truck de marque Mercedes-Benz capable de parcourir 200 km.
L’eCanter est un camion de 7,5 tonnes et 3,5 tonnes de charge utile, atteignant 80 km/h en pointe ayant une autonomie de 100 km. Il est produit en petite série à Tramagal au Portugal et à Kawasaki au Japon et sera lancé à grande échelle en 2019. Ces deux camions visent avant tout le marché des livraisons urbaines et aux grandes surfaces de distribution, où les distances sont courtes et le 100% électrique est bien sûr très apprécié, à la fois par l'absence d'émissions de CO2 et par le peu de bruit.
En décembre 2017, pour ne pas rester en reste face à Tesla et Nikola, Daimler a dévoilé un vrai poids-lourd de 23 tonnes et 11 tonnes de charge utile (2 tonnes de moins que le diesel) : le Vision One, dont l'autonomie atteint 350 km, conçu par Mitsubishi Fuso qui est la division de Daimler pour l'Asie.
Toyota investit l'hydrogène
De son côté Toyota a démarré en octobre 2017, le Project Portal : les essais en conditions réelles d'un semi-remorque de classe 8 à piles à combustible, entre les ports de Los Angeles et de Long Beach et les entrepôts de la région. Ces essais font suite à une phase de développement où le poids lourd a parcouru 6 000 km. Le concept de Toyota met en oeuvre 2 piles à combustible, une petite batterie de 12 kWh qui entraînent une chaîne de traction de 670 chevaux avec une autonomie de 320 km.