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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 09:38

Une fois de plus la presse, les médias, les politiques et notamment le Président de la République évoquent un événement important concernant l'Europe sans vraiment en expliquer les enjeux : l'élection d'un président. On se focalise sur la question de forme, c'est-à-dire qui est candidat, qui va être élu, sans que l'on explique même qui sont les électeurs et quel sera son rôle. Cela ne va pas améliorer la compréhension du fonctionnement de l'Union par les européens.


On pourrait admettre ce comportement si tout le monde était initié, mais il se trouve que la grande majorité n'est pas initiée et se sent ainsi exclue. On croirait que certains souhaitent éviter que les français s'intéressent trop à l'Europe. Le déroulement de la campagne pour les élections européennes comme pour le référendum de 2004 a été symptomatique de la même attitude. On peut comprendre que nos politiques craignent que l'on s'aperçoive que de plus en plus de leur pouvoir est confié à l'Union Européenne.


Pourtant avec la mise en application du Traité de Lisbonne signé le 13 décembre 2007 et maintenant ratifié par les 27 états membres, l'Europe va être plus démocratique et avec la création du président, va être dotée de meilleures capacités de fonctionnement et de décision. Le président sera le Président du Conseil Européen qui rassemble les chefs d'Etat des 27 pays. Jusqu'à maintenant chaque pays assurait cette présidence pendant 6 mois à tour de rôle, comme la France l'a été pendant le 2è semestre 2008. Le Président sera élu par la majorité qualifiée du Conseil Européen pour 2 ½ ans renouvelable une fois. Ce sera un président « à plein temps », sans mandat national, à la différence des précédents. Son rôle sera de représenter l’UE vis-à-vis du monde entier, de présider et d'animer les travaux du Conseil Européen.


Les enjeux sont donc particulièrement importants. Et il serait pour le plus grand bénéfice des européens et de l'Europe que les vrais candidats se dévoilent et annoncent leur programme, enfin qu'une vraie campagne électorale se déroule face aux européens. Sinon les européens vont penser qu'une fois de plus, les décisions ne sont pas prises sur la base d'un projet mais sur la base de compromis entre chefs d'Etat mandatés pour tout autre chose. On peut craindre que l'élu soit choisi par les dirigeants des grands pays de l'UE de sorte qu'il leur fasse le moins d'ombre possible. Mais il est évident que c'est l'intérêt des petits pays d'élire un Président ayant une personnalité affirmée, un solide leadership et une légitimité européenne (c'est-à-dire un(e) Européen(ne) convaincu(e) et s’engageant à respecter la Charte des Droits Fondamentaux comme le recommande le Mouvement Européen) car il représentera l'intérêt général des européens, il parlera pour eux comme pour les grands pays, ce que ne font pas les dirigeants des grands pays notamment dans les instances internationales.

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 12:48

Sourd aux protestations, le maire de Paris poursuit dans sa folie de faire construire un nouveau stade Jean Bouin pour son ami Max Guazzini, président du Stade Français.
 

On peut espérer que l'enquête publique en cours à la Mairie du 16è jusqu'au 9 octobre 2009 et la manifestation prévue le 18/10/2009 vont faire dérailler ce projet dément.
 

A l'heure où les contribuables parisiens viennent de recevoir leur note d'impôt foncier en augmentation de 28,6% sur un an et de 57% en 5 ans, cela leur fait sûrement plaisir que 200 millions d'€ de leurs impôts soient consacrés à ce gâchis de l'argent public.


Depuis 1999, le Stade de France est sous-utilisé et maintenu à grand frais. Il n'a pas d'équipe de sport résidente, sans doute à cause du tarif trop élevé qui serait imposé à une équipe souhaitant s'y installer. Pourquoi ne pas envisager que le PSG quitte le Parc des Princes pour le Stade de France : cela lui donnerait la possibilité d'augmenter ses ressources et de mieux concurrencer les autres grands clubs nationaux et européens. Marseille et bientôt Lyon disposeront d'un stade plus grand que le Parc de Princes. Bien sûr, dans un premier temps, la redevance du Stade de France ne devrait pas dépasser celle du Parc des Princes. Alors le Stade Français pourrait aller au Parc des Princes et du même coup plus que quadrupler la capacité de son stade alors que le projet croupion du maire de Paris ne prévoit qu'un doublement, évidemment insuffisant, de la capacité d'accueil de son stade.


A ceci s'ajouterait l'avantage incomparable de rendre vraiment Jean Bouin aux scolaires et aux membres amateurs de sport qui sont actuellement fortement perturbés par la présence du rugby, des conflits survenant fréquemment sur l'utilisation du stade. 


Avec les 200 millions d'euros ainsi économisés, l'on imagine ce que Paris pourrait consacrer à la construction de crèches supplémentaires et d'équipements sportifs véritablement utiles aux parisiens.

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 14:58
La Banque de France vient de publier son enquête de conjoncture sur le mois d'août 2009 en prévoyant que le produit intérieur brut de la France progressera de 0,3% au 3è trimestre. Dans les circonstances actuelles, il sera intéressant de vérifier la qualité de cette prévision, l'INSEE s'étant elle largement trompée sur sa prévision du 2è trimestre ( voir http://le.gargaillou.over-blog.net/article-35098595.html ). Si cette prévision s'avérait correcte, ce serait un signal positif indiquant que le fonds de la récession a bien été atteint.

Toujours selon cette note, le progrès viendrait des activités de service notamment le conseil, la publicité et l'informatique, l'activité industrielle ne progressant pas malgré une amélioration des carnets de commande.

On regrettera que cette note ne donne aucune indication sur l'évolution des exportations qui est sans doute un facteur essentiel de rebond ; il l'a été en tous cas sur le 2è trimestre.

On peut bien sûr recueillir cette note sur le site www.banquedefrance.fr 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:35

Lors de sa récente université d'été, le parti socialiste a relancé la question du cumul des mandats électoraux.


Il apparaît que nos élus tiennent autant à ce cumul en grande partie à cause de l'invraisemblable superposition des structures qu'ils ont eux-mêmes contribués à empiler au cours des 10, 50 dernières années sans jamais en supprimer une seule. Il serait donc bon que le cumul soit traité avec la réforme des collectivités locales en cours actuellement.


Pour mémoire nous avons toujours plus de 30000 communes avec chacune au minimum 9 conseillers municipaux, les départements et l'Etat qui datent de la Révolution plus communautés de communes et d'agglomération, pays, cantons, régions et Europe ! Dans ces conditions, le pouvoir local de décision est dilué, les projets sont réalisés avec des financements de multiples provenances, et au surplus, il y a inflation de personnel.


Le cumul se justifie alors, rien que pour faire avancer les dossiers et exercer un certain poids dans les différentes assemblées.


Si cet empilement était simplifié, il y aurait moins de "postes", chacun d'eux aurait plus d'importance et le non-cumul serait plus acceptable et accepté.


Prenons par exemple la réduction du nombre de communes : chacune d'elle deviendrait plus importante, le cumul maire + député étant plus difficile à assumer et donc à justifier.

On pourrait imaginer dès maintenant que le cumul député+ maire de grande ville ne soit pas possible.

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 16:54

Un enquête récente de BVA-Les Echos-France Info-BPI a déterminé que 60% des Français ne soutenaient pas l'initiative d'un grand emprunt pour financer les investissements d'avenir.

 

L'erreur a été très probablement d'annoncer le lancement de cet emprunt alors qu'aucun projet précis n'a été présenté au préalable qui justifie cet emprunt. La liste énoncée par Nicolas Sarkozy ressemble plutôt à ce qui résulterait d'un « brain storming » avant toute analyse et sélection. Puis une fois le postulat d'un emprunt posé, un comité a été désigné pour déterminer quel serait sa destination. La porte est donc grande ouverte aux politiciens de tout poil pour leur permettre de faire avancer les projets qu'ils considèrent comme importants, notamment en vue des prochaines échéances électorales.

 

Ensuite les Français s'interrogent : faut-il faire confiance aux politiques, aux hauts fonctionnaires et aux comités de rencontre pour déterminer quels sont les investissements qui sont vraiment porteurs d'avenir ? Sur quels critères seront-ils choisis ? Et en cas d'erreur, aura-t'on le courage de renoncer à ceux qui s'avèrent sans issue ? Sans aucun doute les milliers d'entrepreneurs qui investissent leur propres deniers sur des produits et des marchés qu'ils connaissent, avec l'aide d'investisseurs apportant leurs carnets d'adresses et leur expertise de la gestion ne sont-ils pas les mieux placés ? Le rôle de l'Etat ne devrait-il pas être seulement de faciliter ces initiatives et de réguler leur environnement ?

 

Chacun se rappelle que, par le passé, l'Etat s'est avéré incapable d'investir dans les industries d'avenir de manière efficace et compétitive. Il n'a pu créé une industrie informatique et du logiciel. Plus récemment, malgré quelques velléités, les industries du solaire et de l'éolien n'ont pas décollé, en grande partie freinées par le lobby nucléaire et de l'EDF. En quoi serait-il maintenant capable de faire les bons choix d'investissements ? Qu'y-a-t'il de changé ?

 

Enfin, cette idée d'emprunt tombe vraiment mal à un moment où la Cour des Comptes s'inquiète de la dégradation sans précédent des comptes publics et où les promesses de redressement des finances publiques sont moins tenues que jamais. Les Français savent que cet emprunt devra être remboursé par les contribuables via les impôts que tout un chacun sera amené à payer.

 

Plus grave, l'emprunt siphonnera l'épargne disponible des particuliers au détriment d'autres projets tels que le développement des PME et des jeunes pousses. Ce développement seul vrai créateur d'emplois et de valeur a toujours eu une meilleure efficacité que les investissements de l'Etat. La redistribution dont des conseillers comme Monsieur Henri Guaino prônent les mérites s'avère en fait un mauvais calcul. Il en résultera une croissance plus faible de l'économie et de la richesse du pays. De manière paradoxale, l'emprunt contribuera à un résultat inverse de ce qu'il est supposé obtenir : ralentir la croissance et non l'accélérer.

 

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 17:25
L'INSEE avait prévu que le PIB serait en baisse au 2ème trimestre 2009 alors qu'il est ressorti en hausse de 0,3%, pourquoi ?

Il apparait que l'erreur provient des exportations qui ont augmenté plus que prévu alors que l'évolution des importations est resté modérée.

Il est tout à fait compréhensible que l'INSEE ne puisse prévoir actuellement avec précision l'évolution des exportations : il a été constaté pendant plusieurs mois un destockage dans les réseaux de distribution des exportateurs français à l'étranger ; maintenant sur certains marchés, les réseaux se trouvent à court de produits disponibles, le rebond peut alors être très brutal, d'autant plus que tous les acteurs essayent de minimiser les stocks afin d'éviter d'avoir affaire aux banques pour les financer. 

Les capacités de production étant à un niveau bas d'utilisation, l'industrie française doit avoir actuellement la capacité de livrer très rapidement de nouvelles commandes, ce qui maintient les carnets de commande à niveau bas et rend les prévisions difficiles.
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 16:58

(*) D'après Juvénal, poète romain satyrique "panem et circenses"

Le stade Jean Bouin est un haut-lieu du sport où de très nombreux athlètes se sont entraînés, où Jules Ladoumègue a battu plusieurs records du monde, où, en 1985, à 22 ans, Sergueï Bubka a franchi pour la première fois les six mètres au saut à la perche.
 

Plus de 3000 sportifs membres de Paris Jean-Bouin y pratiquent leur sport favori, de l'athlétisme au tennis, du hockey sur gazon à l'escrime et bien d'autres encore et 6 établissements scolaires publics soit environ 2.700 élèves par semaine bénéficient de ses installations.
 

La mairie de Paris a pour projet de remplacer l'essentiel de ces installations par un stade dédié au sport-spectacle avec 20 000 personnes assises (plus les usagers de la TV) regardant 30 joueurs professionnels se disputer un ballon ovale. Il s'agit bien là de développer les « jeux de cirque » pour une population dont il est reconnu qu'elle est affectée d'un manque d'activité physique. On va pénaliser plus de 5 000 franciliens pour lesquels la pratique régulière d'un sport est en quelque sorte un « pain » essentiel au profit du spectacle, des paillettes et du plaisir. Ce projet est une véritable atteinte à la santé publique.
 

Ce projet a pour but de plaire à Monsieur Max Guazzini, président du Stade Français et ami de longue date de Monsieur Bertrand Delanoé, maire de Paris. Le Stade Charléty modernisé à grands frais par la Mairie de Paris il y a quelques années et sous-utilisé pour les compétitions (2 meetings d'athlétisme par an) ne peut convenir, parait-il, car soit ses vestiaires ne sont pas adéquats soit il y a trop de vent latéral. C'est aussi parce que les bureaux du Stade Français sont trop loin …
 

Le Stade de France qui n'a toujours pas d'équipe résidente dix ans après sa construction et dont le déficit est comblé avec l'argent des contribuables, ne convient pas non plus. Pourtant il a été démontré que, pour les grandes occasions tels que les rencontres Stade Français - Toulouse, ses 80 000 places étaient nécessaires. Alors un nouveau stade Jean Bouin de 20 000 places sera souvent insuffisant comme l'est le stade actuel de 10 000 places ; ce que la Mairie de Paris aura offert à M. Guazzini ne lui conviendra pas et il continuera d'aller au Stade de France si cela lui plait.

 

Le Parc des Princes également sous-utilisé par le PSG (un match tous les 10 jours en haute saison) pourrait être facilement converti alternativement pour le rugby et le foot-ball. Ce stade étant lui aussi détenu par la Ville de Paris, on ne voit pas ce qui empêcherait cette dernière d'imposer cette solution au concessionaire actuel.

 

La solution de remplacement des installations supprimées (stade de hockey, piste et aires d'athlétisme, vestiaires, tennis, ...) est de transformer l'aire centrale du champ de course d'Auteuil : non contente de considérer cette partie inviolée du Bois de Boulogne comme disponible alors qu'il s'agit d'un espace vert protégé qui fait tant défaut à Paris, la Mairie veut faire croire qu'il s'agira d'installations équivalentes. C'est de la désinformation flagrante : il ne pourra y avoir de compétition sur ces terrains (pas de tribunes), elles seront indisponibles lors des courses de chevaux soit 45 jours par an et elles ne pourront être utilisées le soir faute d'éclairage.

Les dégâts collatéraux seront non moins nombreux : nuisances supplémentaires dans un quartier déjà surchargé (Parc des Princes, Roland Garros) avec notamment une desserte insuffisante par transports en commun et une pénurie de places de parking, défiguration d'un quartier des années 1930 comprenant notamment la maison de Le Corbusier candidate à l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO, destruction de 65 arbres centenaires.
 

La Mairie de Paris compte consacrer à ce projet plus de 150 millions d'euros en fonds propres, c'est-à-dire directement payés par nos impôts !
 

 Il faut stopper de toutes forces ce projet scandaleux fruit du clientélisme de nos politiciens, faisant un très mauvais usage de l'argent public et injurieux pour tous les franciliens attachés à la pratique régulière d'un sport.

 

 

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