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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 15:25

Une entreprise qui paye ses employés plus de deux fois au-dessus de la moyenne des salariés français, qui essaye d'obtenir une augmentation de 6% de ses tarifs, qui a bien des difficultés pour assurer le service des équipements dont elle a la charge, qui ne sait plus construire les équipements qui produisent l'essentiel de ce qui constitue son objet social et dont la position est toujours quasi monopolistique. Quel tableau !

 

Cher lecteur, vous avez sûrement deviné. Il s'agit d'EDF

 

N'en déplaise à certains, la taille d'une entreprise et sa position de monopole ne sont pas nécessairement corrélées avec son efficacité et sa capacité à générer de bons résultats.
 

On constate en effet que l'EDF, avec des équipes de techniciens et d'ingénieurs chevronnées, subit des retards récurrents pour terminer l'EPR de Flamanville, ces retards étant causé tout dernièrement par des soudures défectueuses. Il s'agit de canalisations entre les échangeurs générant la vapeur et les turbines de la centrale. Le béotien que je suis dans le domaine du nucléaire, ose supposer que les centrales nucléaires des générations précédentes nécessitaient des soudures d'un même niveau de qualité entre ces deux sections. Je note au passage que la température de la vapeur dans les centrales nucléaires ne dépasse pas 350°C, alors qu'elle dépasse 500°C dans les centrales thermiques au gaz.

Ce chantier a déjà 8 ans de retard. C'est en février 2018 que ces défauts ont été rendus publics par l'ASN, le gendarme du nucléaire. L'ASN met en cause la compétence des soudeurs (sous-traitants) et celle des contrôleurs de la qualité (EDF)

 

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